La mise en pratique de la pensée positive
demande l’acceptation de changer son état d’esprit. Vouloir changer les
circonstances ou les autres est inutile. C’est en changeant sa
conscience d’être, ses réactions, ses jugements, l’importance et le
pouvoir que l’on donne aux choses et aux gens ainsi qu’à la société,
que les changements arriveront.
A l’école de la vie, nous
sommes là pour apprendre. Apprendre veut dire accepter d’acquérir un
nouveau savoir. Si l’on s’obstine à rester sur nos anciens concepts,
nous ne pouvons en apprendre de nouveaux. Accepter de changer sa façon
de penser demande non seulement de la persévérance mais aussi une
grande honnêteté vis-à-vis de soi. J’ai rencontré souvent des personnes
qui nient, en toute bonne foi, leur façon de pensée et de réagir. Pour
l’entourage cela est évident, mais la personne se voile la face et se
ment à elle-même.
Nous n’avons pas à changer le monde ou les
autres. Le monde était bien avant notre incarnation et sera bien après.
L’autre est éternel, tout comme nous, a vécu maintes expériences avant
de nous côtoyer dans cette incarnation et en vivra encore plus après
celle-ci. Ce que nous avons à changer c’est le regard que nous portons
sur l’autre et aux circonstances et le pouvoir que nous leurs donnons.
Nous
sommes énergie. Le monde est énergie. Les évènements sont énergie. Les
énergies s’attirent et se repoussent selon leur ressemblance. Pour que
notre vie change, il nous faut changer l’énergie que nous émettons.
Pour changer cette énergie que nous émettons, il nous faut changer
notre état de conscience.
Voici quelques exemples :
Une
personne appelée A à une mère autoritaire, possessive, castratrice,…A
aime sa mère, se sent obligée moralement et affectivement de côtoyer et
de s’occuper de sa mère mais souffre à chaque rencontre. Même dans son
couple, la mère pose des problèmes. Dans ce cas, A peut rester sur le
fait que le problème est dû au mauvais caractère de sa mère et que
c’est celle-ci qu’il faut changer. Cela est le raisonnement du mental.
Le véritable problème n’est pas le caractère de cette mère mais la
raison pour laquelle vous êtes dans cette situation. Rien n’arrive au
hasard. Avant de naître vous avez choisit cette mère difficile. Ce
choix n’est pas la conséquence d’un désir de souffrance, mais d’un
désir de grandir en comprenant puis en dépassant ce fait. L’autre n’est
pas là dans votre vie uniquement pour vous la pourrir. Non, il est un
compagnon d’exercice à l’école de la vie. Comprendre cela est déjà une
partie de la solution car votre état d’esprit commence à changer. Il
vous est alors plus facile de pardonner à l’autre, puisqu’il est comme
vous, entrain d’apprendre, et, bien sur, ne pas oublier de se pardonner
à soi-même les erreurs de sentiments et de réactions face à la
situation. Ensuite rester sur la conscience que vous êtes le maître de
vos sentiments et de vos pensées. Revendiquer votre liberté de choisir
les pensées et sentiments que vous allez abriter en vous-même. Rester
dans la conscience de la Présence en l’autre et en vous. En agissant
ainsi vous permettez l’arrivée d’une solution. Votre état de conscience
état différent, votre vie va effectivement changer. Dans l’exemple dont
nous parlons, lorsque A arrivera à changer son état d’esprit, à se
libérer du pouvoir que sa mère avait sur ses sentiments, elle verra la
solution arriver. Cette solution peut prendre différentes apparences :
la mère reste la même, sauf avec elle, la mère reste la même mais A
n’en est plus perturbée, les circonstances éloigneront la mère.
Un autre exemple :
Un
monsieur que l’on va appeler B a un fils. Il aime beaucoup ce fils. Un
fossé s’est ouvert entre le père et le fils. B ne comprend plus son
fils et il voit son fils avoir de mauvaises fréquentations, mener une
vie dissolue. B en est très affecté. Il en perd le sommeil, l’appétit,
devient taciturne et irritable, car il ne pense qu’à ce fils qui n’est
pas comme il voudrait. La solution que va lui suggérer son mental est
d’utiliser la pensée positive pour changer son fils. B peut alors
s’épuiser inutilement si il n’a pas compris la liberté de l’autre et
que le fait de faire dépendre son bonheur du comportement d’une autre
personne est une aliénation de sa propre liberté. L’enfant est une
personne à part entière, qui lui aussi est venu à l’école de la vie
pour apprendre. De plus tant que le père regarde ce qu’il considère
comme des défauts, chez son fils, il les alimente. Commencer par
accepter le libre arbitre de son fils. Aimer son fils comme un enfant
du Père sans s’occuper de ses défauts apparents. Remettre ce fils au
Père qui sait ce qui est le meilleur pour ce fils. Avoir confiance en
cette Présence qui est toute Puissance. Et, B réapprend à vivre sa vie
pour lui-même, à être heureux pour lui-même, pour tous ceux qui sont
autour de lui, quelque soit l’expérience que son fils a choisi de vivre
durant cette incarnation. J’ai vu bien des nœuds se dénouer, des
enfants quitter des impasses par le lâcher-prise dans la confiance et
l’amour d’un proche.
Encore un exemple :
Une femme
que nous appellerons C à une sœur, appelons-là D. Cette sœur souffre
dans son travail à cause d’un chef qui lui fait du harcèlement moral.
De plus il a fait circuler des rumeurs fausses sur elle. La jeune femme
C me dit que la solution est de changer le comportement du chef ou de
le faire virer, qu’il faut qu’il y ait un démenti des rumeurs et que sa
sœur soit venger par le fait que tout le monde sache ce que fait ce
chef. Le mental réclame la vengeance. C. m’explique que c’est injuste
que sa sœur souffre ainsi à cause de cet homme ignoble. Analyse erronée
de la situation, rien n’est injuste à l’école de la vie. Si sa sœur se
retrouve dans cette situation c’est que quelque chose dans son état de
conscience l’y a amenée. Plus C souffre pour sa sœur et ressent
l’injustice et la colère, plus elle alimente ce que justement elle ne
veut pas. En premier arrêter de désirer une vengeance mais accepter de
donner le pardon. Comprendre que sa sœur est venue pour apprendre et
que ce qu’elle vit en fait partie. Comprendre aussi que la pensée est
force, et plus qu’elle alimente des sentiments semblables à ceux de sa
sœur plus elle renforce ceux-ci. Pardonner et bénir ce chef. Ne voir
que la Présence agissante. Reconnaître sans l’ombre d’un doute que le
mental de cet homme est sans pouvoir, que seul le pouvoir de la
Présence est. Reconnaître aussi le fait que sa sœur est venue pour
apprendre et que de souffrir avec elle double la difficulté de
l’exercice. Aimer et aider sa sœur consiste en lui donnant justement ce
qu’elle manque : des pensées de force, de paix, d’harmonie. La
bénédiction faite dans cet état d’esprit possède un pouvoir miraculeux.
Les
exemples pourraient se multiplier. Il y a une constante : le changement
est à faire en soi, uniquement en soi. Joseph Murphy disait :
« Soyez absent de votre problème et présent à Dieu »
Emmet
Fox conseillait l’utilisation de « la clé d’or » qui consiste à
remettre la raison de la prière, puis de ne plus penser qu’à Dieu.
Cela
est toujours l’utilisation du fait que la pensée crée et est un aimant.
Choisissons donc avec soin nos pensées. Il existe une loi de cause à
effet. La cause est en soi, l’effet est à l’extérieur. Pour changer
l’effet, changeons la cause.
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